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Dimanche 18 mai 2008

J'aimerai pouvoir tout dire ici sans aucune contrainte... mais que cela est difficile presque impossible, malgré toute ma bonne volonté. Je dis ce qui me passe par la tête tout simplement. J'essaye de me comprendre à travers des aventures ou des expériences sexuelles mais pas seulement. Ecrire pour ne pas complétement oublier.. Dire des mots crus sans retenu. Me souvenir de la tendresse et supporter les soirs d'abandon. Retrouver un semblant de jeunesse dans des bras fermes. Me dire que je m'éclate mais pour mieux  cacher mes larmes dans la solitude. Faire le fier souvent mais ne pas savoir ou j'en suis. L'image que je donne n'est pas l'image que je porte en moi. Il faut bien ne pas inquiéter ses proches.
Je devrais pas dire cela, tant pis, on aura de bonne raison de me considérer comme dérangé !! Ce samedi matin, je finissais la lecture de Dixie de Julien Green, dans la maison régnait un grand calme, soudain, comme une voix intérieure qui me dit "bonjour mon garçon, faudrait mieux écrire que lire" Je n'ai pas hésité une seconde à reconnaître la voix de Pascal S. J'ai refermé le livre et tout à disparu... Suis resté un moment interloqué.. J'ai pensé en moi-même, j'ai du faire une poussée de tension comme dit souvent ma femme ! Est-ce que les morts peuvent nous parler ? trop facile de répondre oui !!! mais il y a quand même des témoignages troublants... et surtout que je me défends de reprendre pour l'instant  l'un des 7 tomes du journal intime... impossible à ouvrir maintenant...
Tout dire, le faut-il ? en écrivant cet article hier soir, je pensais pas que j'aurais eu un rapport sexuel dans l'après-midi. Cela fut une rencontre tout a fait inattendue. Il y avait bien longtemps que je n'avais rencontré quelqu'un sur les berges du Rhône et aussi facilement surtout.  C'est quand même d'un romantisme exquis entre bois et fleuve ne manquait qu'un chaud soleil. Quel âge avait-il 40/45 ans peut-être... tout de blanc vêtu qui faisait ressortir  son bronzage ! Il  m'arrive parfois l'été d'être habillé ainsi ;  ça rajeunit je crois...
Ce fut bien, avons pris notre temps et m'a même attendu à la fin... d'une grande tendresse, d'une grande politesse..
Est-ce que j'ai tout dit ? Suis quand même préoccupé par mon boulot, faut-il continuer encore ? suis pas ni usé, ni fatigué seulement un peu blasé !  Plus envie de me battre et pour obtenir quoi ? Si on me propose "une bonne carotte" pourquoi pas partir et profiter pleinement de belles années encore..il y a tellement encore de livres à lire, d'amis à rencontrer. Mais je n'en sais rien.. Je sais pas grand chose dans le fond, cela me désole souvent.

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Vendredi 16 mai 2008

"Depuis ces jours anciens, j'ai ri bien sûr, j'ai chanté aussi. Et j'en connais même qui sont prêts à parier sur ma bonne mine que j'ai tout pour être heureux !
Je ne les crois pas mais cela me rassure parfois. Je sauve les apparences de mon mieux. Je suis bavard mais je ne dis rien. A quoi bon déranger les fantômes quand la fête tourne rond ? La musique d'aujourd'hui fait tant de bruit que personne ne l'écoute, alors par politesse je fais semblant d'être là, attentif et capricieux, comme les enfants au pied du manège, et qui voudraient bien monter et qui ont peur."
Pascal Sevran.
Bien sur ce n'est qu'une coïncidence mais je reste troublé par le fait d'avoir quitté F et d'apprendre au même instant la mort de P.S. Il y a des moments qu'on invente pas, on se sent projeté ailleurs.. C'est tout le problème de l'absence, momentanné dans l'amitié vivante, définitive par la mort... encore que, je crois, surtout par l'écriture qu'il reste une autre forme de présence... Tant pis si on rigole de moi, je crois en ce qu'on appelle 'la communion des saints" une mystérieuse présence de ceux qui sont passés de l'autre côté du miroir... Qui n'a pas dans le coeur une grand-mère ou un grand-père qui sans trop le savoir soutient ou aide à vivre...Je reconnais que tout cela est un peu compliqué.. Tout cela pour peut-être dire que l'Amour ne passera jamais..

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Jeudi 15 mai 2008

Oui en passant rapidement ici pour pas écrire grand chose.. suis pas trop concentré en ce moment. J'aime écrire dans un certain silence et en ce moment c'est plutôt l'énervement à la maison.... C'est comme ça... Mais tout va bien même si je reste peiné de la disparition de P.S.  C'est ainsi. La vie doit continer car le spectacle continue...c'est un peu bateau d'écrire cela.. J'ai été obligé de reporter une rencontre avec M que j'ai dejà vu mais que j'avais un peu oublié !  Veut me revoir... Je pouvais pas cet aprés-midi car il m'arrive de travailler parfois. Je me permets de le faire patienter... une petite semaine ça ira..Je pense qu'il tiendra. Faudrait que je parle d'O mon charmant proviseur (je trouve que je fais souvent dans l'Education avec les mecs, le hasard) On se trouve plein de points en commun, je sens une réciprocité mais, j'ai l'impression qu'on s'amuse un peu tous les deux... Pour l'instant, ça va, c'est supportable  mais j'attends  avant de le rencontrer.. faut-il d'ailleurs nécessairement se rencontrer ! Dans le fond, je trouve toujours quelque chose à écrire même si ce n'est pas très intéressant.. Je peux pas toujours faire dans l'intellectuel... Allez déjà bonne fin de semaine, avec le beau temps, on se sent mieux..

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Lundi 12 mai 2008

-En remontant dans le car vers 18 h, la radio commente la mort de Pascal S. ; cette fois-ci, c'est la bonne, hélas. Il restera présent à beaucoup par ses écrits ; de moi, il ne restera rien. C'est un peu jeune quand même, je trouve, et je me mets à compter mes années avant 62 !! affreux. Pourtant mon après-midi fut lumineuse avec F  instants précieux, forcement rares et faut se quitter, c'est injuste, c'est ainsi. En toute modestie, je crois pas m'être trompé sur ce garçon ; mon attirance pour lui se renforce à chaque rencontre alors je me dis faut mieux pas se voir trop souvent, quel paradoxe d'écrire cela. Peut-il y avoir un amour heureux ? Mieux dormi cette nuit, bien sur, pensé à Pascal S, il a retrouvé, je l'espère, son amour essentiel S, mais cela il ne l'écrira plus jamais et la vie continue encore.
-Je venais à peine de quitter F du regard, quand j'entends par la radio du bus la mort de Pascal S à travers un interview de Philippe B dont je venais d'offrir un livre à F. Cela fait beaucoup en même temps et les larmes ont envahi mon visage. Je savais Pascal S malade mais à imaginer une issue aussi rapide, c'est injuste, pourquoi lui ? La littérature est en deuil, c'est tout. Par tes écrits, tu resteras présent dans le coeur de beaucoup ; dans le mien en tout cas et ce blog n'est pas complétement étranger à tes journaux intimes. Je suis encore sous le choc et ce n'est demain que j'aurais le courage de te relire... C'est la vie sans lui qui commence. Et la vie continue toujours tant qu'on reste vivant. Mais c'est dur de voir partir ceux qu'on aime. Oui, il y a des jours fragiles qu'il faut traverser en essayant de ne pas tomber soi-même.
  (notes écrites le 9 et 10 mai) En relisant ces mots ce soir, je trouve cela mal formulé ! Est-ce l'émotion d'une trop grande sensibilité... Le regret de ne pas avoir dit plus à F, impression de rester à la surface des choses.. entre ce que je souhaiterai dire et ce que je dis quel écart ! Mais, je sais qu'il ne m'en veut pas, en tout cas, j'espère, car, je ne cherche rien. (si peut-être la durée) Pour Pascal S, je sais bien que personne n'est irremplaçable... que la maladie touche aveuglement célébres ou inconnus !  Partir pour toujours ou un temps donné, c'est toujours faire souffrir quelqu'un !

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Mercredi 7 mai 2008

Encore un pont qui provoque un we prolongé... Nous allons en profiter pour aller dans la famille. Tant pis si je fâche certains, je trouve qu'on à trop de congés en France (je crois qu'on est champion du monde)  j'ai calculé pour mon entreprise (publique encore pour l'instant) qu'entre les congés normaux les rtt et tout ce qu'on peut obtenir légalement, on arrive à une cinquantaine de jours de congés..payés. Je vais pas faire mon réactionnaire, je sais aussi qu'on est champion du monde de la productivité... Comme quoi, rien n'est jamais tout à fait contradictoire même en économie.
Je vais pas trop me plaindre, car, cela me permettra de retrouver F qui a accepté de faire encore un bout de chemin pour me retrouver...(un jour je pourrais faire un bout de chemin vers lui, peut-être,qui sait) Il est aussi en congés... Il aurait pu refuser,  car il est très occupé, ce que j'aurais compris. Je sais que tout est mouvant surtout dans l'ordre des sentiments, mais, il y a parfois du solide, du roc que d'ailleurs, je n'essaye plus de définir. Bonheur gratuit de se retrouver, joie très simple d'être ensemble, je parle plus d'amitié ni encore moins d'amour mais plutôt de cheminement sur la durée. Ce qui n'est pas le plus simple... Difficile la durée pour des garçons.... ça fait presque peur à certains, j'en suis sûr... Mais F n'a pas a avoir peur avec moi ;  entre nous c'est la liberté dans l'esprit, vérité et simplicité aussi .Bonne fête de Pentecôte... Que l'Esprit soit votre force pour avancer toujours et encore...
Sortez de chez vous...

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Lundi 5 mai 2008

Qui se souvient de cet auteur qui a choisit volontairement de quitter ce monde en 1994, je crois... Reste ses romans en particulier 'le temps voulu' (Flammarion 1979) Je crois qu'on doit plus le trouver en poche. C'est dommage. Je le recommande bien volontiers... On pourrait le résumer ainsi : l'amour entre garçons, C'EST DU TEMPS VOULU, difficile et facile à la fois... sans le sida, sans l'ordinateur, sans téléphone portable... Ben moi, je me retrouve un peu dans tous les personnages... Oui, Yves tu restes vivant à travers tes livres, et tu m'aides un peu à vivre quand je suis à la campagne, isolé de tous..
"Je ne vois plus que le haut de sa tête. Va-et-vient. Une bouche, cette bouche. L'entrée. Une entrée. Un mouvement. Je me suis laissé écarteler. Mains à plat sur la couverture, je regarde le plafond. Qui vit au cinquième, au sixième ? Qui vit au-dessus et en dessous ? Qui vit partout ? Et moi, là Et D. à l'ouvrage. Je vais jouir seul, encore une fois. On jouit toujours seul. Comment faire pour "ne plus penser à rien..." Je jouis, sans même m'en rendre compte ou sans même avoir eu le temps de prévenir par un soupir, ne serait-ce qu'un petit bruit de gorge. Le va-et-vient ralentit. D. s'arrête. Il plaque alors très fort sa tête entre mes jambes, les oreilles collées à mes cuisses, le nez dans la couverture. Et il me donne des coups furieux, comme s'il voulait entrer en moi. Puis il se jette sur moi, bras tendus de chaque côté de mes épaules. Il rit "c'était bon"..." Il veut m'embrasser. Je détourne la tête. Semence. Ma semence. Non. C'est. C'est ainsi.
Il n'a pas voulu dormir dans la chambre d'amis "je n'aime pas les lits". Quand je suis sorti de la salle de bain, il avait tout éteint, il dormait déjà, enroulé dans la couverture, tout tourné vers la cheminée, les poings serrés sur ses lèvres.
Le lendemain matin, nous nous serrons la main devant la bouche du métro Europe. Nous ne nous sommes rien dit. Au moment de me quitter, il lance simplement un "pour les intrigues, tu ne t'es toujours pas expliqué". Et il disparait".
Je rajoute avec malice, bien sur il s'agit d'un roman, dans la vraie vie, faut mieux pas tomber amoureux, c'est trop compliqué à gérer... trop compliqué surtout quand on a vingt ans de moinsou de plus.... mais un moment d'étourderie et quelqu'un entre entre dans votre vie, bouscule, carresse, attaque, prend place. Avant même que tout commence, c'est déja trop tard. On ne sait pas qui choisit qui, quand, comment, pourquoi. On ne le sait qu'après. Quand tout est terminé, l'un rejetant sur l'autre toute la responsabilité... Cela pourrait faire le commencement d'un roman, mon roman...

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Samedi 3 mai 2008

A Tenay, j'ai mal dormi, parfois les soucis prennent le dessus et je sais pas pourquoi, l'air vif de la campagne ? Mais je sais pourquoi le corps de X venait s'interposer ; X comme  Xavier, je peux écrire son prénon, car jamais, il me lira, car jamais nous nous retrouverons. Des dizaines de corps dans la pénombre humide qui se frottent, qui se cherchet sans se trouver parfois. Et soudain, tu m'as littéralement électrisé. Nous étions collés l'un à l'autre comme deux aimants, pourquoi ? Je ne voyais même pas ton visage. Il a fallu que nous sortions pour se voir, toujours collés l'un à l'autre. Je voulais pas te quitter, même après l'amour, ce qui est rare, nous sommes restés muets d'amiration, l'un à côté de l'autre, minutes interminables qui valent bien des heures, sinon des jours ! Mais faut bien s'arracher, j'ai un train à prendre. Tu n'y peux rien, je n'y peux rien, il faut toujours se résoudre aux adieux. Alors, cette nuit, tu viens peupler mon rêve pour qu'il ne se termine pas en cauchemard et savoir pourquoi le bande encore au petit matin... J'ai pas mal de toi X. Je sais qu'il y aura d'autres X et cette mystérieuse fusion des corps. Mais, il n'y aura pas d'alliage, sauf dans une autre vie, mais j'en sais rien et je m'en fou. J'ai pas mal mais envie de crier ton prénom comme dans la chanson pour que tu reviennes ; et mon cri me revient en pleine figure.
Faudrait aussi que je parle de JM. Voilà une heureuse surprise de ce blog, correspondre avec quelq'un qui se reconnaît, un peu, dans ce que j'écris...et moi dans ce qu'il me dit dejà avec beaucoup de sympathie.
Faudrait aussi parler de M et de B... faudrait...
Mon examen médical de ce matin, n'a rien apporté de particulier dans le mesure ou je peux attendre... Ma vie n'est pas en danger et cela dit  par un jeune médecin d'une beauté à vous faire tomber dans les pommes...ça rassure quand même.
J'arrête, je crois d'expérience que les articles trop longs ne sont pas lus et surtout fatiguent et moi je veux  fatiguer personne...
Aller encore un beau week-end, il semble que le soleil va se maintenir quelques jours..
enfin...

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Vendredi 2 mai 2008

Une bonne journée à la campagne et une journée ensoleillée...idéal pour la brocante qui s'y tenait... Ma femme voulait absolument y être. Je lui ai donné une cinquantaine de bouquins et ma fois, elle s'en est bien tirée. Moi, à part la soutenir moralement, j'ai pas fait grand chose... Ah si, quand même j'ai pu bien écrire au moins 3 pages que je reproduirai ici prochainement. Je sais pas pourquoi, parfois les phrases viennent toutes seules alors qu'à d'autre moment, c'est tellement difficile.. J'aurais pu aller voir mon cher voisin hélas, je n'ai fait que l'apercevoir... mais j'ai conscience que mes folies avec lui sont terminés... Pas facile quand même de vivre son homosexualité dans un petit pays ou pratiquement tout le monde se connaît. Mais il n'en souffre pas, même surpris de la tolérance des gens ou plutôt de l'indifférence... Mais quand même ce n'est pas la grande ville. Demain je vais à l'hôpital pour mon petit problème de peau.. Ma femme me dit que c'est sexuel, moi je crois pas.. mais suis pas très rassuré quand même mais qui l'est vraiment quand il va dans un tel endroit...

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Mardi 29 avril 2008

En fin d'après-midi dans la grande surface, en prenant du pain dans le rayon, quelqu'un me dit bonjour... Sur le coup, j'avais pas reconnu ce beau visage.  Il y a plus d'un an que je n'avais pas revu A.  D'un seul coup les souvenirs reviennent à l'esprit... On n'a pas trop parlé, l'endroit ne se pretait pas à la confidence... Mais, en le quittant je me suis souvenu de sa douceur comme s'il avait passé ses mains sur mon corps... Suis pas inquiet  pour lui, je sais qu'il profite beaucoup des plaisirs de la vie. A l'époque, j'ai du en parler ici, cela m'avait étonné qu'à presque 60 ans, il s'assume complétement comme un jeune de 20 ans... et cela doit le garder jeune.. Le plaisir garde une certaine jeunesse du coeur, j'en suis persuadé. Tant que le sexe fonctionne, je dirais plus modestement, tant que le désir de l'autre est présent ; tout va bien.

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Dimanche 27 avril 2008

Rien à dire sauf qu'il fait beau, très beau même, 23/23 degrès.  C'est bien la première fois cette année... On se sens mieux, c'est tout. Rien à dire... La vie est plus belle quand il y a du soleil mais pas trop chaud quand même...Mais la nature connaît-elle les moyennes ?
Ce matin, repris Julien Green. Que du bonheur de le lire ou le relire. Ce n'est pas secret que de dire qu'en lui je trouve toujours une réponse ou une lumière à tel ou tel problème. Il est pour moi, un écrivain complet...
  couvrant 98 ans du siècle dernier...
Au hasard en ouvrant son journal "Le vice commence où finit la beauté. Si l'on analysait l'impression que fait un beau corps, on trouverait quelque chose qui s'apparente à une émotion religieuse. L'oeuvre du Créateur est si belle que le désir de la transformer en instrument de plaisir ne vient qu'après un sentiment confus d'adoration et d'émerveillement. 
-Je voudrais écrire pour celui qui est seul." (15 mars 1939)

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