Ben oui, je me répète souvent... car, j'écris presque librement ce qui me passe par la tête... J'écris pour moi alors c'est normal de rabâcher parfois... Oui je suis
encore imprégné des carresses d'hier et j'en éprouve aucun remords.. Est-ce complétement normal ? J'en sais rien ! En tout cas mes relations sexuelles ne créees pas de tensions de culpabilité...
Au contraire... Comme cela m'aide, un peu, à mieux vivre, en tout cas dans ma tête.. mais un peu comme un médicament dont l'effet ira en amenuisant...A tous une bonne semaine...sainte ou pas
d'ailleurs..
Encore un, pourquoi, avoir rejoint ce F pas tout à fait chez lui mais dans sa cave..... A l'origine on devait aller chez un pote à lui mais au dernier moment n'a plus
voulu... Je voulais surtout savoir comme cela faisait dans une cave.. entre bouteilles de vin et vieux journaux... Ce fut bien quand même, dans ce lieu insolite.. Envie de le
recontacter même si sa situation est complexe. De toute façon, je tombe toujours sur des situations complexes, c'est l'âge probablement qui veut cela. M'a dit qu'il aimerait quelqu'un de
régulier et revoilà le mais qui empêche la régularité..ou peut-être n'est qu'un souhait irréalisable.. Et une adresse de plus dans mon carnet....
Ce matin au reveil, un insolent soleil, car deux après, j'ai l'impression que la grisaille gagne. Je viens de voir sur la 5 une émission sur Jean d'Ormesson... quel
personnage à plus de 80 ans. Il est quelque part un peu comme un modèle secret... Tout chez lui respire une certaine joie de vivre qui ne va pas sans de poser des questions nombreuses et
variées... de mémoire, je cite sa dernière phrase : toujours rechercher la vérité liée à la justice...
Hier soir, par hasard j'ouvre Jouhandeau et je tombe à la date du 26 mars 1959 " Pourquoi les jours de la Semaine Sainte sont-ils pour moi si différents des autres jours ? Pas un geste n'est
pareil à ceux qu'on fait le reste de l'année. Le prestige de la Passion se manifeste comme par un rayonnement qui illumine et transfigure tout, malgré nous."
Bien sur, j'ai perdu beaucoup de ma ferveur d'autrefois mais quand même je reste sensible à ce qu'on appelle les jours saints... (du dimanche des Rameaux au jour de Paques) Pour rester dans cette
ferveur soudaine, je me disais pourquoi pas essayer de réécouter les deux passions de Bach... (Matthieu doit faire 3H1/2 et celle de Jean au moins 2 heures) On savait prendre son temps au XVIIIe
siècle.. Dommage de ne pas comprendre l'Allemand parfois... L'essentiel est de comprendre avec le coeur... et surtout un seul mot qui n'a pas besoin de traduction : Jésus...
A tous et à chacun une excellente semaine.
Ma femme me dit de temps en temps que je suis comme un 'vieux garçon' parce que, et j'en ai conscience, je veux que tout soit sous contrôle, c'est-à-dire organisé,
planifié. J'aime pas trop l'improvisation... Je veux être maître de mon temps... Si je dis, on se voit à telle heure, je n'aime pas le retard... J'aime par exemple le samedi savoir que je cours
de 10 h 30 à 11 h 45.. J'aime le rendez-vous prévu la veille pour toujours avoir ce sentiment de m'organiser... ou tout simplement de donner l'impression d'être maître de mon temps.. Mais dans le
fond, je sais pas si 'un vieux garçon' c'est d'abord quelqu'un d'organisé.. et cela n'a pas beaucoup d'importance.. On voudrait être son propre maître, mais... faut bien accepter ce mais qui
parfois vient tout boulverser dans ce que j'avais prévu... Accepter d'être bousculé ce n'est pas facile mais il le faut bien, heureusement.. et la vie n'est-elle pas une suite de boulversement
qu'il faut gérer au mieux..
Heureux de ma course à 10 h 30 dans une nature qui sent le printemps... toujours un peu troublé par les jeunes et souvent jolis papas mais cela n'a pas boulversé mon effort sportif. A tous et à
chacun un dimanche de paix...
Trouver cette belle phrase chez mon cher Bourbon-Busset : "L'amour, c'est l'autre à la distance juste". (28 janvier 1982) et un peu plus loin 4 août 1982 : "L'amour donne force et joie. L'homme
le plus allergique à la vie affective ne peut récuser cela. Mais l'amour est depuis toujours lié à la fuite du temps, à l'usure et donc à une certaine mystification. A cela je cherche à répondre
et n'ai d'autre réponse à donner que mon témoignage".
Pourquoi écrire, pourquoi fixer sur le papier ce qui n'est plus que le souvenir de ce que j'en ai... Pourquoi dire mes histoires de cul (encore que, j'essaye de pas
trop faire lourd) Pourquoi le soleil et pourquoi la pluie dans la vie... Pourquoi vivre dans le fond... pour quel but ? pour qui ? Me voilà bien serieux ce soir, alors que j'avais pas
trop envie d'écrire... Pourquoi dire une bonne journée, à la campagne, avec du soleil, avec toutes ces fleurs qui poitent leur nez...avec ce charmant garçon que j'ai rencontré mais dans le cadre
de son travail Ouf ! Ah s'il suffisait de se dire 'la vie est belle' et d'y croire tout simplement. MAIS et il y a beaucoup de MAIS dans toute vie... dans le fond le gris me va
bien.... du bonheur certes mais teinté de nostalgie... de la beauté à porté de main et pourtant de l'usure, d'immense fidélité et de petites trahisons... du sexe facile mais
du sentiment compliqué. La liste serait longue ou nous sommes tous un peu partagé, j'allais dire BI... Le blanc et le noir, cela donne du gris, c'est bien...
gris comme le temps, gris comme le moral. La semaine s'annonce pas terrible. Monotonie des jours où on trouve pas beaucoup de saveur à ce qu'on fait... C'est comme ça..faut
se pousser le cul parfois. Alors pourquoi des idées de sexe viennent à l'esprit...tout doucement, les images, les odeurs, les saveurs sexuelles prennent possession de moi... mais
encore une fois tout doucement... progressivement..calmement. Un besoin s'impose mais est-ce un besoin (besoin vital ?) N'est-ce pas le souhait de tout oublier dans des bras
accueillants...De croire au bonheur même éphémère... Mais suis pas sûr que je pourrais d'ailleurs cette semaine, mais je ne me promets rien, bien sur.
Pour une fois, j'écris tôt le matin. Le jour se lève et il semble que le soleil soit au rendez-vous. Début de semaine toujours difficile pour moi sans trop en savoir la
cause. Faut repartir, on n'a pas le choix. Les années pèsent, travailler n'est pas le seul idéal dans la vie même si le travail conditionne d'une façon primordiale l'existence. Depuis 18 ans, je
travaille. J'ai jamais connu de période de chomage. Mais je me suis jamais remis en cause. C'est peut-être trop tard maintenant. Mais dans le fond, j'en sais rien, on peut toujours tout remettre
en cause. Partir chercher des cigarettes et je jamais revenir chez soi... (mais je fume pas, j'acheterai plutôt un paquet de préservatifs...) En attendant de tout laissé tomber, je vais
partir au boulot en bon petit soldat que je suis... et souhaiter à chacun une semaine de satisfactions et pourquoi pas de bonheur s'il existe.
Presque 2 heures du matin, je n'ai pas sommeil, ce n'est pas raisonnable, suis fatigué. J'ai passé une journée délicieuse. Elle a commencé au cinéma avec ma
femme pour le voir le film 'bienvenue chez les ch'tis' On passe un bon moment, c'est tout... L'après-midi, j'ai pu m'éclater à courir, avec un soleil doux, ce fut un moment de bien être..
Comme j'étais en forme, je suis même allé faire un tour à la paroisse, ému de revoir pas mal de gens... ce n'est pas pour revoir des gens, je m'en fou, mais pour aider un jeune (mignon bien
sur) qui se lance dans le chant et que je soutiens... Fin d'après-midi à faire quelques courses et vers 19 h, chez des voisins pour l'apéro (moi c'est sans alcool). Et je sèche mes larmes en
venant de regarder de nouveau 'le secret de Brokeback Mountain' Quel homme marié ne s'y reconnait pas ! Quel homme n'a pas le secret d'un amour qui le fait vivre malgré les apparences
et par delà les années. Parfois, il n'y a que les larmes, au delà des mots, des paroles. Je pense à lui malgré tout.. Même s'il me lit, je m'en fou, j'ai pas de compte à lui rendre et lui
non plus mais une sourde inquiétude, cette peur qu'il ne trouve pas, qu'il soit déçu par ses rencontres.. qu'il se perde quelque part.. Idiot d'écrire cela, je le laisse pourtant.. Aimer c'est
aussi être inquiet de l'autre mais surtout fondamentalement faire confiance.. surtout la confiance en tout ce qu'il peut faire.
Comme le temps passe vite parfois... presque rien écrit , ici, cette semaine... Le boulot m'a vraiment accaparé, pour une fois diront les mauvaises langues.. semaine
chargée ce qui n'a pas empêché de belles émotions... Ce fut le cas, mercredi soir, avec un mec qui me donne rdv à la sortie de la réunion vers 22h30. J'y crois pas trop, je me dis jamais il
n'osera m'appeler à cette heure ! ben si, il été bien là. Et même pas mal de sa personne, le petit monsieur. Il voulait absolument me faire 'une petite douceur'...En réalité, on a rien fait
qu'à peine se toucher... J'ai pas insisté, il a pas insisté. M'a promis de me recontacter quand il reviendra sur Lyon.. mais je n'y crois pas... Ce n'est pas très grave. J'ai son numéro de
téléphone que je supprimerai dans quelques temps... Dans le fond une rencontre qui n'en ait pas une... illusion...fantasme...
Une autre rencontre mais le mot n'est pas juste... Je suis parfois foudroyé par certains regards... Ce fut le cas sur le quai de la gare du Mans, il y a deux jours... On a eu le temps de se
regarder, de se sourire, peut-être d'imaginer... Je me disais, quand il rentrera dans le tgv, jamais je ne le reverrai... Aussi incroyable que cela parait, c'est lui qui est venu s'installer à
mes côtés... On n'a pas échangé beaucoup, quelques mots de politesse mais il me semble bien que nos coudes ont dû se toucher, discrètement mais délicieusement dans ce demi sommeil
ferroviaire.. Bien sur, je n'en déduis rien... Pourquoi la présence de certains personnes donnent l'impression de se connaître, donnent l'impression qu'il se passe quelque chose, le
temps d'un trajet de train... qu'une sympathie pourrait naître...qu'un courant mystérieux passe, qu'il suffit parfois de regarder certaines personnes avec beaucoup de
douceur...
Episode nostalgie... à la gare Montparnasse, en quittant le métro et avant de rentrer dans la gare, un endroit qui n'a pas changé... Soudain, je me revois 25 ans en arrière, à ce même endroit,
recevant d'un gars une carte de visite après un we à St. Malo... L'image revient presque vivante... 25 ans ont passé, je n'ai jamais revu le gars en question, qui faisait de hautes études
littéraires, il me semble... Autre nostalgie à venir, dans 25 ans, un certain F se souviendra de nos rendez-vous au bord de la fontaine quand il m'aura oublié....ou que la vie aura fait son
oeuvre...
Aimer, c'est voler au secours du meilleur souvenir dans ce qu'on aime... Le souvenir n'enferme pas, la nostalgie ne replie pas mais ouvre le coeur à un toujours plus... une quête jamais achevée
d'un amour essentiel.
"C'est sûr que j'aimerai être plus souvent à ses côtés, mais pas moyen de modifier le temps, c'est comme ça. Il sait que je peux le retrouver où il veut, s'il en avait
besoin. Il sait ma disponibilité. Ce que j'ai pu écrire ici même reste valable pour l'essentiel même mon lyrisme. Je reste sous le charme, dans la confiance tranquille du désir secret. C'est
tellement facile de se dire 'on se revoit quand ?' 'A la prochaine fois, prends bien soin de toi" Oui à la prochaine sereinement"
C'est quand même pas le fait de m'être cassé un ongle qui me plonge dans ce drôle d'état... Je fais comme si rien ne m'intéressait, comme si j'étais ailleurs... Je fais des choses, on me
parle, je parle, mais je suis pas vraiment présent... Je me force un peu..Je suis ni triste, ni gai... C'est un état un peu bizarre... qui partira de lui-même comme il est venu. Parfois, on
voudrait se secouer mais rien à faire, la volonté ne suffit pas.. Demain soir, faut que je sois pourtant en forme pour la réunion du groupe de partage...J'aime bien quand même faire
'mon intéressant 'surtout quand il y de beaux gars aux yeux bleus. Même le sexe me fait ni chaud ni froid... suis peut-être dans un troisième sexe ! Ah ce fameux désir qui permet de
tout transformer en soi...faudrait pouvoir appuyer sur un bouton..mais, même avec son sexe c'est pas automatique... tant mieux, ça prouve qu'on peut être une liberté au delà des instincts.. Je
fais faire dodo, cela vaudra mieux...