Encore une page de Philippe B qui évoque cette première rencontre.. La mienne, il y a bien longtemps reste gravé dans ma mémoire, les années n'y font
rien.
"J... est entré le premier dans la chambre, il m'a tenu la porte et l'a refermée derrière moi. Normalement, il aurait dû prendre l'initiatve. Pourtant, c'est moi qui l'ai
plaqué contre la porte, moi qui me suis emparé de sa bouche, moi qui ai écrasé mon corps contre le sien. C'étaient des baisers voraces, violents, urgents, empreints d'une curieuse souffrance.
C'étaient des baisers comme des larmes.
J'ai retiré ma chemise, brutalement. Je lui ai ôté sa casquette, son tee-shirt, maladroitement. Les peaux se sont touchées. Les torces. Les ventres. J'ai tenu son visage à pleines mains pour
continuer à l'embrasser, à le dévorer. Nous étions saisis par une frénésie, une incroyable excitation. J'ai senti sa queue durcir contre l'étoffe de son jean. Je bandais moi aussi. Je me suis mis
à genoux et le l'ai dégraffé. Sa queue a jailli hors du jean, le l'ai avalée aussitôt. Je n'avais jamais fait un truc pareil. Ca m'a pourtant paru la chose la plus facile du monde. J... m'a sucé
à son tour. Je passais ma main dans ses cheveux ébouriffés, me cramponnais à sa nuque, je ne pouvais pas garder les yeux ouverts. Et puis nous nous sommes affalés sur le lit. Il y a eu des
étreintes enragées, des caresses furieuses, des plaintes convulsives. Nous étions incapables de douceur, de lenteur. Il a craché de la salive sur sa queue, sur mon cul et il est entré en moi. Et
ça m'a déchiré. J'ai empoigné la couverture du lit, réprimé des sanglots mais cette douleur m'a plu infiniment. Pour rien au monde, je n'aurais voulu que J...arrête son va-et-vient, le
balancement de ses hanches contre mes fesses. Nous avons joui à quelques seconde d'intervalle. J'ai senti son foutre chaud sur mon dos, vu le mien maculer la couverture. Nous sommes tombés tous
les deux au même moment, terrassés. J... était encore sur moi, il a basculé sur le côté. Cette fois, j'avais les yeux grands ouverts.
Je n'avais jamais couché avec un mec avant. Je n'en avais même jamais touché un seul."
Moi m'a première fois fut moi romantique... J'étais si jeune.. Faut-il des années d'expérience pour bien faire l'amour ? Je crois pas, l'expérience n'y fait rien sauf à être un étalon
orgueilleux ou prétentieux.
En avril, ne te découvre pas d'un fil, ben moi, j'ai du commencer à me découvrir en mars, car depuis 2 jours, c'est la crève... Je survivrai, je pense, mais
on est un peu à plat... et il est difficile de se concentrer... Vais-je pouvoir retrouver ce soir un certain G, rien n'est moins sûr... Mais j'aime pas poser un lapin... et je n'ai aucun
moyen de le joindre... Je verrai bien en fin de journée. Je sais pas si c'est le délire de la fièvre mais faut de F arrête de venir perturber mon sommeil.. Je l'ai bien vu qui arrivait pendant un
repas de famille et s'intallait autour de la table sans même me saluer, le goujat !! J'ai bien vu son visage et moi je disais à tout le monde : 'mais je connais pas cet homme." Après
je sais plus...Cela a du durer quelques secondes, heureusement dans un rêve, car il me semble avoir bien dormi cette nuit.. C'est quand même pas un cauchemar..Bonne semaine, faites de beaux
rêves...
Encore une belle page de Philippe B dans 'un homme accidentel'
"Et puis, le manque est arrivé, dans le moment où je m'y attendais le moins, il est arrivé alors que j'avais presque fini de croire à mon amnésie. C'est terrible, la morsure du manque. Ca frappe
sans prévenir, l'attaque est sournoise tout d'abord, on ressent juste une vive douleur qui disparaît presque dans la foulée, c'est bref, fugace, ça nous plie en deux mais on se redresse aussitôt,
on considère que l'attaque est passée, on n'est même pas capable de nommer cette effraction, et pourquoi on la nommeraît, on n'a pas eu le temps de s'inquiéter, c'est parti si vite, on se sent
dejà beaucoup mieux, on se sent même parfaitement bien, tout de même on garde un souvenir désagréable de cette fraction de seconde, on tente de chasser le souvenir, et on y réussit, la vie
continue, le monde nous appelle, l'urgence commande. Et puis, ça revient, le jour d'après, l'attaque est plus longue ou plus violente, on ploie les genoux, on a un méchant ricus, on se dit :
quelque chose est à l'oeuvre à l'intérieur....on éprouve une sale frayeur, un mauvais pressentiment. Et puis le mal devient lancinant, il s'installe comme un intrus qu'on n'est pas capable de
chasser, il est moins mordant et plus profond, on comprend qu'on ne s'en débarrassera pas, qu'on est foutu. Oui, un jour, le manque est arrivé. Le manque de lui."
On a tous connu, cet état, à la fois de présence obsédante et le douleur lancinante, pas la peine d'en rajouter.... Bon dimanche 'dans l'octave de Pâques', en tout cas, un vrai
dimanche de printemps, enfin.
Quelqu'un m'écrivait pour me dire comment je faisais avec les mecs... C'est vrai qu'en ce moment, je me plains pas...J'ai pas de recette bien
sur... peut-être un peu plus d'assurance qui parfois m'étonne moi-même, suis plutôt du genre reservé, parfois timide.. J'ai la chance de pouvoir rencontrer facilement, c'est le privilége d'une
grande ville. Et dans certains lieux on sait qu'on aura du sexe facile. C'est comme ça, je vais pas me plaindre même si encore une fois, je me répéte, ce n'est qu'un plaisir facile et
passager et surtout éphèmere... Ainsi ce soir, vu sa position, je n'ai pas hésité. Un peu timide peut-être. Il faisait le beau dans son habit du dimanche...peut-être un étudiant avec
ses fines lunettes ? Mais que son sexe fut delicieux... oui une vraie gâterie, il en a redemandé... Pourquoi certains sexes sont-ils à ce point d'une douceur exquise... ce n'est pas toujours
le cas, hélas... Peut-être que lui n'avait pas l'habitude de cela, tant il paraissait timide. N'a pas voulu jouer au plus fort...au plus jeune mais s'est abandonné peut-être à ma
toute petite expérience ! Enfin j'en sais rien... On sait jamais trop ce que pense l'autre.. Ce n'est pas le lieu d'une réflexion intellectuelle mais uniquement le plaisir réciproque qu'on
partage le mieux qu'on peut. On a beaucoup joué avec nos mains.. ce qui est rare, je trouve... ce n'est qu'un tendre détail...un autre détail, je ne t'ai pas demandé ton prénom..tu es parti trop
vite dans la nuit tombante.
Je me disais hier, avant de dormir, grace aux blogs, je connais certaines personnes comme des proches et jamais je ne les rencontrerais physiquement.. C'est
certainement dommage mais c'est ainsi... Je suis content de retrouver tel ou tel dans sa vie virtuelle, d'être triste quand il y a une absence ou un problème auquel je ne peux rien faire.
N'est-ce pas une forme mystérieure de communion dans l'esprit... Et d'ailleurs, pour la plupart, je ne fais aucun commentaire... Je n'ai pas à en faire, à quoi bon. L'essentiel est normalement
dit... Moi, je cherche aucune publicité pour faire de l'audience. Pour être heureux vivons caché dit-on... Mais écrire n'est-ce pas une forme de mise à nu.. un voyeurisme (mal placé) qui
veut pas dire son non... Qui n'a jamais regardé des blogs pornos... souvent bien fait d'ailleurs.. mais donnent l'illusion que le sexe c'est tellement facile chez les autres... et écrire est loin
de l'être, c'est un combat personnel et le sexe n'est-il qu'un abandon total, je sais pas.. les deux peut-être ?
Je pensais vraiment pas que JP allait me recontacter.. Il l"a fait alors j'ai pu aller chez lui. Nous n'avons fait que parler ce qui m'a un peu surpris.
Mais pourquoi pas. Il m'a paru assez prudent ce qui n'est pas nécessairement un défaut. Il doit me recontacter s'il veut donner une suite. Mais j'en suis pas très certain. Faut mieux parfois être
pessimiste et éviter ainsi des emportements hatifs. Encore une fois je suis toujours content de renconter quelqu'un que jamais je n'aurais vu si une même orientation sexuelle ne l'avait
provoquée... Je l'avoue comme un secret mais aussi sans trop d'illusion, j'aimerai avec un ami regulier... pas nécessairement pour construire mais simplement poser mon épaule sur une autre
épaule. F m'en parle souvent avec d'ailleurs une pointe d'agacement..mais, Je n'ai plus l'âge de rêver tout simplement et suis trop souvent pressé, trop pressé par le temps qui passe. Dans
le fond, je sais plus trop ce que je cherche au-delà du sexe facile et toujours à recommencer..
Je redonne mon mel pour ceux qui veulent me contacter personnellement : lyon.partdieu@hotmail.fr Je n'ai peur
d'aucun contact basé sur la recherche d'un dialogue constructif...
Je suis souvent stupéfait de l'attitude ce certains... Aucune relation ne peut se bâtir sur le mensonge ou plutôt sur le non-dit. Je
fais souvent confiance, je crois, à ce qu'on me dit.. Pourtant, je suis pas du genre à tomber amoureux au premier regard. ou à la première parole.Je fais confiance en l'autre
, c'est à la fois compliqué à dire et à la fois très simple à vivre. Comme ce que j'écris ici, j'essaye de dire une certaine vérité en tout cas d'essayer. Malgré tout ce que je dis pas,
surtout sur le sexe..(mais c'est toujours un peu la même chose et je reconnais que c'est souvent bien loin d'une vraie tendresse) Je dis peut-être pas assez que parfois, le sexe c'est
bestial souvent, beau trop rarement. Le we va bientôt commencer et il s'annonce très beau... Il sera chargé pour moi avec l'anniversaire de ma fille qui revient et
des copines et des potes qui vont arriver. Soyez amoureux si vous le pouvez... avec ceux qui seront à vos côtés... Aimez des vivants pas des rêves...
"Il y a des choses qu'on ne décide pas. Des événements qu'on ne voit pas venir. Et quand ils se produisent ou sont au bord de se produire, c'est déjà trop
tard. Il y a des chemins qu'on emprunte sans se douter du danger, tout a l'air calme autour, pourquoi on se méfirait, pourquoi on serait sur ses gardes ? Il y a des gens vers qui on va, sans les
craindres, sans rien attendre d'eux, on est persuadé qu'on ne croisera plus jamais leur chemin et puis un jour, ils sont là, à nouveau, devant nous, et on est surpris mais pas inquiet, on leur
tend la main, on accepte de prendre un verre, ou d'échanger une cigarette, ou de parler du temps qu'il fait, de la vie qu'on voudrait et voilà, on est mort sans s'en apercevoir. Il y a des
moments de presque rien, des minutes ordinaires, on en a traversé des tas comme ça avant, mais un beau matin, c'est une fractiion de temps pendant laquelle tout bascule. Des silences qui
paraissent anodins, on n'éprouve pas le besoin de les remplir, on y est bien mais on appuie le regard un peu trop, on accroche ses yeux à l'autre une seconde de plus qu'il ne faudrait et ça
remplit le silence d'un coup, on fait loger un destin dans ce silence. Non, je n'aurais rien pu empêcher"
Merci à Philippe Besson pour ses descriptions compliquées et simples à la fois.. (extrait d'un homme accidentel)
Après une petite phrase, un petit article de rien du tout... pour dire que je suis soulagé par ma radio (coeur+poumons) tout est bon... ouf.. on a toujours
un peu peur, il me semble, surtout après des années de tabac..quelle connerie quand j'y pense...(plus un bilan sanguin excellent) Reste mon problème de dermato et là, c'est long, je
n'ai qu'un rendez-vous que début mai... Je n'ai rien d'autre à faire qu'attendre et espérer... J'étais tellement heureux en sortant du radiologue que suis rentré dans l'église voisine.. comme
ça... pour faire silence..pour offrir mon bonheur d'être égoïstement en bonne santé... Je vais revenir sur ce que j'ai déjà écrit sur ce sujet...Le fond de l'air semble plus doux..alors, j'invite
les sportifs à me suivre pour une bonne course...
Une phrase pour aujourd'hui, cela suffira, que je recopie de mémoire et qui doit se trouver dans l'immense journal de Julien Green : "écrire son journal,
c'est s'envoyer une lettre à soi-même pour se donner à soi-même des nouvelles" On peut certainement dire la même chose de certains blogs...