Est-ce raisonnable d'avoir déjà rêvé de lui. Je n'y peux rien. Quand le rêve vient et que l'on s'en souvient, on le subit.. Comme on avait parlé de jacuzzi, c'est dans cet
endroit que nous nous sommes retrouvés virtuellement. C'est vrai qu'il est pas mal ce C, beau mec comme on dit. Peut-être mon rêve relève-t-il plus du délire car j'ignore s'il me relancera ?
A quoi cela sert-t-il de rêver seul ? Faut toujours être deux pour qu'une histoire s'enracine. Et même s'il n'y a pas de suite, je n'aurais pas perdu mon temps, j'aurais rencontré un garçon
charmant et intelligent qui a pu se confier pendant une bonne heure et avec un rêve en prime...
Une très belle et douce rencontre ce midi... Je pense qu'il devrait y avoir une suite en tout cas de l'espère fortement. Ce garçon est charmant tout à fait à mon
goût...et beaucoup de ressemblances sur de nombreux points. Quand le temps passe trop vite avec quelqu'un, c'est un signe. Le seul petit problème est qu'il n'est pas souvent libre et qu'il a
une femme un peu trop envahissante... Il en souffre... Tout ce qu'on a pu deja se dire, ce n'est pas rien... Miracle du net, d'un étranger, on fait un confident. Je suis content alors j'attends
la suite. Mais j'aurai aimé lui 'rouler une pelle', déjà...
Oui cela arrive parfois et je ne m'en inquiéte pas trop, si cela ne dure pas trop bien sur. Les idées sont là mais impossible d'écrire des phrases qui tiennent la route.
Alors je vais dire que ce we fut tristounet... le soleil n'est pas resté très longtemps... je crois bien qu'à 18 h il faisait déjà nuit et ce soir il refait assez froid. J'écris des banalités...
Ah si j'ai aperçu des deux potes de mon groupe de reflexion... mais je ne leurs ai pas parlé ! L'un parce que j'étais en train de courir et l'autre parce qu'il était accompagné par sa fille,
je pense. Je regrette de n'avoir pas fait un petit effort. La semaine dernière j'ai presenté à ma femme un pote du groupe, c'était sympa de se retrouver un peu par hasard.. Quelques mots parfois
suffisent à faire du bien... Demain, j'attends confirmation pour une rencontre avec un mec qui travaille dans mon quartier.. On va me dire encore ! Mais j'aime rencontrer les gens et pouvoir
parler pendant un moment de nos vies.. Le sexe n'est pas absent mais il est loin d'être premier. Et puis de toute façon, je pense que chez certains c'est plus de l'ordre du fantasme que d'une
réalité qui doit se concretiser pas toujours facile de vivre cela simplement.. Moi, je m'en fou, l'essentiel c'est de pouvoir se parler... le reste on verra... Bonne semaine à
tous...
Je crois qu'on ne peut rien comprendre à mon histoire si on ne comprend pas cette coupure vieille de 20 ans maintenant. Cette blessure
reste ouverte. Ce garçon qui m'a aimé (du moins il m'en a donné des preuves) et que j'ai laissé tomber. Pourquoi ? parce qu'il m'aimait alors il m'a laissé libre. A l'époque je n'ai rien
compris à son geste.. et son respect m'obsède encore et les années n'y font rien... Nous avions passé une semaine ensemble à visiter son Auvergne natale.. Que de beaux souvenirs.. nous
allions d'hôtel en hôtel, nous visitions les monuments, nous nous aimions vraiment.. J'ai du pleurer quand je l'ai quitté sur le quai de la gare et pourtant quand il a fallu choisir, je ne l'ai
pas suivi... Il avait même loué un appartement, pour...et moi, je n'ai rien compris....(suis nul avec les mecs souvent) pourquoi ? 20 ans après, la blessure reste ouverte en moi. Comme
cela est étrange... et je n'y peut rien. Me dire que j'ai fait la connerie de ma vie, peut-être, mais que je ne regrette en rien la vie que j'ai eu.. Alors maintenant, celui qui m'aime peut-être
sûr de mon amour... Je ferai tout pour l'aimer maintenant, je n'ai rien à perdre mais tout à donner. Je rêve encore... Dans le monde gay après 30 ans ont est dejà vieux...quelle stupidité. Et
tous les jeunes de 25/30 ans qui veulent connaître le plaisir homosexuel, je ne l'ai pas inventé.. C'est pourquoi, quand je suis avec un garçon, je crois vraiment l'aimer même si cela n'est que
passager.. Je me dis : ne fait pas semblant, tu vis l'espace d'un moment ce que tu aurais pu vivre de nombreuses années avec un amour pleinier. Même F devrait s'en rendre compte, je fais
tout pour l'aimer et qu'il me pardonne d'avance mes lourdeurs mais je fais pas semblant... en souvenir peut-être de ce garçon d'Auvergne (mais qui n'a pas dans son coeur un garçon oublié depuis
longtemps mais qui revient parfois hanter les rêves)
Encore une fois à tous, un tres beau week-end... paix et tendresse du coeur...
Je me demande si je prends pas un risque de vouloir écrire comme je le fais. Essayer de dire un certain vécu comme cela peut paraître orgueilleux mais la pauvreté de ma vie
m'empêche d'y sucomber. C'est une épreuve parfois de vouloir se dire. Je dois faire rigoler parfois à vouloir comprendre. Pourquoi vouloir comprendre ? Qui a-t-il à comprendre à l'amour, à la
tendresse, au plaisir ? On s'abandonne et on recommence. Je cherche quelqu'un que je ne trouverais jamais. Pourquoi cet après-midi être retourné au sauna. Quelle perte de temps pour trouver un
peu de plaisir éphémere !! En tout cas, jamais rencontré quelqu'un d'aussi sensible... la moindre carresse lui donnait un plaisir aïgu !!! particulier quoi... Mais cela est déjà du passé...
Ma vie sera-t-elle faite que d'aventures passagères me laissant toujours un goût d'inachevé. Je crois bien que je vais devoir m'y faire.
A tous un excellent week-end avec le soleil, je crois qu'il sera présent partout .
Cet après-mdi, j'ai revu M qui bosse en face de mon bureau. J'avais vu son vélo attaché à un poteau et je me demandais à quelle heure il pouvait
finir son travail.De temps en temps, je jetais un regard vers l'extérieur. Vers 15h30, je le vois venir reprendre son vélo, en prenant son temps d'ailleurs. Je pense que mes yeux ont fait
comme des jumelles...pour le regarder de plus près.. Je me suis dis 'vraiment ce garçon est trop beau et heureusement qu'il ne pas pas relancé'. Comme beaucoup, il a du vouloir faire une
expérience homo... et d'ailleurs il ne s'est pas privé de regarder la jolie fille qui passait sur le trottoir. Il y a beaucoup de garçons qu'on oublie (et heureusement) mais certains continuent
de rester présent mais lui c'est vraiment le hasard qu'il se trouve à quelques mètres de mon travail.. Mon nouveau contact m'a joint par téléphone car pour demain, il ne sait pas encore s'il
pourra,(son travail doit être prenant) il doit me confirmer le rdv dans la matinée.. Comme je préfére cela à un lapin. C'est bien d'avoir du savoir vivre.
Je me force un peu pour écrire. Je savais que la grande douceur de la semaine dernière n'allait pas durer. C'est ainsi.. Je suis peut-être bi-polaire ! Mais je me fou de ce
que je suis ou de ce que je ne suis pas. J'essaye de vivre et de faire semblant (trop souvent) que tout va bien extérieurement alors qu'à l'intérieur je ne sais plus ou j'en suis. Alors je me
refugie dans la lecture. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai ce que tu es...
Un aperçu de ces dernièrs jours : 'Le privilège des jonquilles' de Pascal Sevran. 'Les jours fragiles' de Philippe Besson (admirable quand on aime Arthur Rimbaud) 'Alliance' de Jacques de
Bourbon-Busset. 'Un garçon d'Italie' de Philippe Besson et 'Adieu vive clarté...' de Jorge Semprun, que j'aime beaucoup malgré des longueurs... La lecture comme la musique me met dans un état
second ou tout devient possible... Je suis souvent peiné que mon fils et beaucoup de jeunes ont rarement un livre entre les mains... C'est un peu la faute à l'internet....ou à
l'éducation... Si je ne lui ai pas toujours donné le bon exemple, c'est sûr, pour les livres il l'a eu et pour l'instant sans grand résultat concret.
F me demandait cet après-midi si 'j'étais en manque'. Qui pourrait répondre non ? Mais mes souvenirs me font patienter... Une nouvelle rencontre s'annonce pour vendredi. En principe ce n'est
qu'une prise de contact, un échange de vie. Y a pas que le sexe quand même comme manque en tout cas un sexe réel car il est (trop) souvent virtuel, et c'est très bien
ainsi...
Ecrire pour obéir au besoin que j'en ai.
Ecrire pour ne plus avoir peur.
Ecrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.
Ecrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.
Ecrire pour savourer ce qui m'est offert. Pour tirer le suc de ce que je vis.
Ecrire pour agrandir mon espace intérieur. M'y mouvoir avec toujours plus de liberté.
Ecrire pour soustraire des instants à l'érosion du temps.
Ecrire pour être moins seul. Pour parler à mon semblable. Pour chercher les mots susceptibles de le rejoindre en sa part la plus intime. Des mots qui auront peut-être la chance de le révéler à
lui-même. De l'aider à se connaître et à cheminer.
Ecrire pour mieux vivre. Mieux participer à la vie. Apprendre à mieux aimer.
Ecrire pour que me soient donnés ces instants de félicité où le temps se fracture, et ou enfoui dans la source, j'accède à l'intemporel, l'impérissable, le sans-limite.
Ecrire pour rester vivant.
Ecrire pour ne rien dire trop souvent.
Et chacun peut allonger la liste comme il l'entend.
Je n'aime pas ce mot... On constate que l'amour est là ou il n'est plus. Il y a t-il une explication à donner ? Un jour quelque chose chance, dans le regard dans la voix.
Il n'y a plus d'inquiétude ou de désir. J'ai trop connu ces séparations sans explication, en silence. D'ailleurs, il n'y a rien à expliquer, l'amour va sans dire, la fin de l'amour
aussi.
Je pense qu'il me faut laissé tomber J. Je tourne en rond avec lui. J'ai fait beaucoup d'efforts, je crois, mais il arrive un moment ou cela devient à sens unique... Même l'amour avec lui me
laisse un goût d'inachevé... Je peux pas tout assumer, être son pote de bistrot, son confident, son amant...et toujours se plaindre que je ne comprend rien à rien !!! D'ailleurs je ne souffre
pas, c'est bien le signe qu'entre-nous il n'y avait pas grand chose de profond...J'ai essayé pourtant mais il est souhaitable parfois de dire non, j'arrête n'allons pas plus loin, ça ne marchera
jamais entre nous. C'est comme ça... la vie cruelle ou la vie fragile !
"Y-a-t-il homme plus heureux dans ce tgv pour 4 heures de réflexion,je vais presque dire de méditation. Presque personne dans la rame, pas de beaux visages, pas de distractions
innocentes alors j'admire le paysage de la France que je traverse : Voici Cluny et son histoire millénaire, voici le petit village de Taizé dont j'aperçois avec émotion le fin clocher. Ensuite se
sera le Morvan et ses vastes forêts (savez-vous qu'il y a 2 cheminots chasseurs qui surveillent fusil aux bras la ligne tgv) Après, c'est déjà le sud de la région parisienne et récupérer la ligne
Atlantique à la sortie de Massy-Palaiseau et les paysages plats de la Beauce et de l'Ouest en général. Je savoure la douceur du temps qui passe presque seul mais pas solitaire. Je pense à ceux
que j'aime, aux garçons aux corps chauds, à F qui me manque mais qui un jour sera à mes côtés, peut-être, pour une improbable leçon de géographie. Le plus souvent, savoir que c'est possible
suffit bien effet à mon bonheur et après je prends mon carnet comme pour me consoler. Le soleil illumine le paysage, un vert tendre recouvre dejà certaines parcelles. Tout est en ordre pour le
printemps futur. Je crois en une certaine harmonie presque en un certain ordre des choses. J'ai l'impression de maîtriser ma vie parce que celle-ci est bien organisée, les mauvaises langues
diront 'découpée en rondelles' mais ne faut-il pas un temps pour tout. Le boulot, la lecture, la musique, le plaisir et beaucoup de sommeil (régulier si possible) comme pour tout recentrer.
F a-t-il quelque chose à voir dans mon bonheur de vivre ? Une réponse de Normand fera l'affaire. Même si cela n'apparaît pas, même dans mes écrits, je vis dans un étonnement perpétuel. Je reste
étonné par une amitié gratuite qui se prolonge sans raison et l'amitié vraie est bien un mystère d'étonnement. Y a de quoi parfois. Et l'étonnement se poursuit dans la musique, la lecture, le
silence, le désir, l'amour parfois quand il est tendre. Je donne cette réponse à F, c'est qu'il me fait savouer le temps. C'est peut-être bête comme réponse mais elle me va bien. Oui un
temps différent de tout le reste. Cela ne veut pas dire que j'aimerai pas l'avoir à mes côtés, c'est sur, le temps de nos rdv ne sont pas coquins et nos mots doux ne sont pas intéressés. Temps
d'harmonie et d'étonnement. Me voilà presque arrivé, après la pluie au Mans, le soleil revient comme pour m'accueillir. Mais quels bras dans 2 ou 3 heures pour m'acceueillir; ce sera le temps
éphèmere du plaisir.
Il est presque 22 heures, je rentre. Après le travail, il me fallait bien une petite détente. Je connaissais un peu mais cette fois-ci le jacouzi m'a fait decouvrir des plaisirs délicieux.
Allier les bienfaits de l'eau et le plaisir, n'est-ce pas merveilleux. L'amour est bon partout, mais dans l'eau, les sensations semblent plus intenses. Est-ce le corps en flotaison ?
Je me demande si j'ai pas pris la décision, inconsciente peut-être, d'être heureux, tout simplement. Je sais bien qu'on ne décide pas vraiment, tous les bonheurs sont toujours provisoires mais on
peut décider de fermer la porte aux soucis, à l'âge, aux bêtises. Je m'abandonne au bonheur que celui qui veut m'aimer en profite, il ne le regrettera pas, mais qu'il se dépêche quand
même"